François Behot, Docteur ès Sciences et Directeur des Ventes

Quand as-tu rejoint la communauté de Le Monde Après ? Étais-tu déjà consultant auparavant ?

J’ai rejoint la communauté de Le Monde Après en mars 2011. J’ai adopté le statut de consultant en portage alors que j’étais auparavant  pendant quelques années avec un statut  de profession libérale. Avant 2005 j’ai toujours été en entreprise en tant que salarié.

Pourquoi avoir choisi ce statut original ? Peux-tu nous décrire en quelques mots ton métier de Consultant ?

J’ai adopté le statut de consultant en portage salarial pour échapper à toutes les contraintes administratives insupportables : URSSAF, CIPAV, RSI et même TVA lorsque les ressources excédent un certain seuil annuel.

Avec Le Monde Après, j’ai un bulletin de salaire clair et net avec toutes les charges sociales déduites. Ainsi, je peux me consacrer pleinement à mes engagements professionnels avec l’esprit libre.

Je suis directeur des ventes France d’un des leader pour les Filtres de processus industriels et j’assure les contacts sur le terrain, les offres de prix, les préconisations techniques, le suivi des règlements. Par ailleurs, j’élabore des documents techniques en français et assure le retour de toutes les informations que je peux recueillir sur les clients et marchés à l’étranger chaque fois que cela est d’actualité et susceptible de concerner ma Société.

Quel était ton premier client ? Quelle est ton actualité pour 2014 ?

 
Mon premier client est mon client actuel qui occupe une partie de mes activités.

Mon objectif en 2014 est  simplement de continuer à faire bénéficier de ma connaissance du marché de la filtration à moindre coût, les deux parties étant gagnantes dans le deal

D’autre part, je vais travailler au choix de mon successeur, la progression envisagée du Chiffre d’affaires étant tributaire d’une embauche à plein temps pour mieux occuper le terrain.

Si tu avais un conseil à donner pour un consultant à ses débuts, que lui dirais- tu ?!

Accumuler le maximum de compétences dans un ou plusieurs domaines, tisser et entretenir son réseau relationnel dans ce contexte économique et se consacrer à fond  sans jamais se laisser marcher sur les pieds.

J’en ai payé quelquefois le prix à mes dépens mais ne regrette rien même si j’aurais pu accéder à des postes supérieurs ou créer  mes propres Sociétés comme des proches m’y poussaient.

Partage nous une anecdote ! 

Une anecdote qui ne date que de trois ans : « Chez un client, je rencontre le responsable production, Dominique Fromentin. Je lui pose la question de savoir s’il est de la famille de l’écrivain et peintre également  « Fromentin Eugène » du même nom, la coïncidence étant incroyable, le roman le plus connu de cet auteur du milieu du 19ème siècle étant « Dominique ». Il se retourne vers moi estomaqué en me répondant que j’étais le tout premier à lui poser cette question. Il m’a dit qu’il n’en savait strictement rien et, par la suite, je lui ai offert une belle édition de ce roman que j’avais en ma possession. Vous ne pouvez savoir la fierté et le bonheur que j’ai éprouvés  ce jour-là car en dehors des relations qui se sont tissées par la suite avec cet interlocuteur, j’avais en quelque sorte “démontré” que le fait d’exercer une fonction de ventes n’était pas incompatible avec la culture alors que bien de mes pairs dans le commercial  ne sont parfois pas aussi cultivé dans ce domaine !

Plus tard, il me présentait comme l’homme qui connaissait  « Dominique » mais la plaisanterie qui n’en était pas une passait largement au-dessus de la tête de ses collègues car leur totale incompréhension participait à notre délicieux plaisir!