Glassdoor, ou le 2e effet « kiss cool » de votre Marque Employeur

kisscool glassdoor marque employeur

La semaine dernière, j’ai été conviée au petit-déjeuner débat de l’EDHEC Business Club, dédié à la thématique suivante : « Avis & satisfaction des collaborateurs : quel impact pour la Marque Employeur ? ». La table ronde s’est tenue en présence de Scott Korda, European Partnerships Manager, chez Glassdoor et Marc Boulay, Consultant Senior Département Enquêtes, chez Tower Watson.

Pourquoi l’avis des consommateurs d’emploi compte

Avec les années et les changements générationnels, nous n’avons pas la même approche du monde du travail. Nos attentes évoluent de même durant notre propre vie. Nous sommes désormais face à une jeune génération qui majoritairement recherche à travers leur travail, un certain confort / épanouissement. Nous ne sommes plus tout à fait à l’époque où les gens travaillaient pour uniquement nourrir leur famille (bien qu’on ne puisse pas faire de généralité non plus). Néanmoins, ce changement s’est vu accompagné de l’évolution des médias. La question reste donc de savoir, comment les candidats se font un avis de leur entreprise ?

Selon une étude menée par Harris Interactive et présentée par Glassdoor lors de la table ronde, 85% des candidats se renseignent avant un entretien (je me demande ce que font les 15% restants ?!). Selon une étude de Groupe Nielson, 20% ne feraient pas confiance aux informations émanant de l’entreprise, tandis que 92% se fieraient aux sites de notation (ainsi qu’à leurs proches). Quand on parle de « sites de notation », il s’agit de plateformes telles que Glassdoor, Amazon, Tripadvisor ou bien encore lafourchette.com, qui ont vu le jour au milieu des années 90 pour certains ou plus récemment pour d’autres. Bien sûr, vous me direz que nous sommes sur une cible consommateurs de produits et services, mais un candidat n’est-il pas un consommateur d’emploi ?

Glassdoor en bref

La plateforme qui nous intéresse aujourd’hui se trouve être Glassdoor, entreprise fondée en 2007 aux États-Unis, puis lancée en France en octobre 2014. Le contenu que vous pourrez y trouver : avis et notes sur les entreprises, avis sur les dirigeants, grilles de salaires par poste, questions posées lors d’entretien d’embauche, photos des locaux, et les avantages des employés. En bref, cela représente 8,5M de contributions de contenu, avec 400K entreprises dans 190 pays dans le monde (une croissance de plus 160% sur ces 3 dernières années).

Le mot d’ordre de Glassdoor : la transparence

Cependant cette transparence peut mener au désastre quand on voit certains commentaires négatifs et qu’on sait que 69% des candidats ne prendraient pas un emploi au sein d’une société dotée d’une mauvaise réputation et ce, même s’ils étaient au chômage (source : Allegis Group Services Study). Mais ne voyons pas uniquement le côté négatif des choses, car des commentaires positifs, il y en a aussi ! Selon Glassdoor, la note moyenne d’une entreprise sur leur plateforme est de 3.3/5, et les deux tiers des commentaires sont positifs. Bien entendu, c’est une vision monde, reste à voir pour la France…

Bien que, quand on se penche sur le cas de L’Oréal, par exemple, les avis sont très positifs et se soldent par une note de 3,5 sur 5, avec 67 % des avis recommandant l’entreprise, installée à Clichy.

oreal glassdoor

oreal glassdoor

Nous ne pouvons cacher que nous partons avec de mauvais a priori concernant cette plateforme – moi la première. Outre le fait que n’importe quelle personne peut créer un page d’entreprise, c’est surtout la répercussion de la mentalité latine sur cette plateforme dont il faut se préoccuper…

Les Français, prêts à se lancer dans l’aventure ? 

En effet, d’ordinaire, c’est l’employeur qui « porte un jugement » sur le candidat. Avec Glassdoor, on inverse la tendance – à la manière du fonctionnement d’Airbnb ou Uber. A première vue, il y a de quoi faire hérisser les poils de n’importe quel employeur, en particulier ceux ayant des collaborateurs dans des pays tels que la France.

Mais pourquoi au juste ? Est-ce un peu trop « cliché » de penser cela ? Bien sûr, il peut y avoir des exceptions, mais faites le test suivant auprès de votre entourage : demandez-leur quel type d’avis laissent-t-ils sur le Web. Malheureusement, on se rend compte que la plupart prennent la parole pour se plaindre du retard d’une compagnie aérienne, ou bien encore d’un repas non à la hauteur de leurs attentes, et j’en passe. Si râler ou se plaindre augmentaient l’espérance de vie, nous serions sûrement immortels.

En matière de travail, nul besoin de mener une étude pour cela, sondez vos collègues ou pour les parisiens, regardez la tête de vos voisins dans le métro. Sinon, jetez un œil à l’enquête sur le bien-être au travail réalisée par Ipsos et Steelcase, qui confirme que nous demeurons fidèles à notre réputation de grincheux interplanétaires avec 43% de mécontents de leur environnement de travail (avec une moyenne mondiale de 31% !).

Cependant, prêts ou pas prêts, les employeurs français n’ont pas leur avis à donner sur leur positionnement sur la plateforme. Il faut y aller, car nos collaborateurs y sont déjà ! Écouter les critiques (positives comme négatives) et prendre du recul. Car encore une fois, on est beaucoup à se plaindre pour tout et n’importe quoi, mais… c’est notre culture (même si je trouve cela horrible et restrictif de dire cela) :)

Employeurs, si vous souhaitez en savoir plus sur les bonnes pratiques à adopter pour une optimisation de votre image sur Glassdoor, et de manière plus globale également, rendez-vous sur leur Blog for Employers (plutôt sympa, j’avoue !).