France Telecom : Le plan machiavélique

Un reportage d'envoyé spécial et un article spécial de Rue 89 ont mis récement en avant le plan machiavélique mis en place il y a quelques années chez France Telecom. Les dirigeants de l'entreprise publique avait alors la volonté de supprimer 22 000 emplois sans procéder à aucun licenciement. La révélation d'un plan qui visait à pousser à la démission des dizaines de milliers de salariés grâce au harcèlement moral savamment orchestré. Malheureusement certains des salariés ont préféré se suicider plutôt que de démissionner.
On est en 2004 et le groupe France Telecom est au plus mal. La concurrence fait râge et la société doit sérieusement dégraisser pour assainer son bilan. Mais plutôt que de procéder à des licenciements, jugés trop coûteux sans doute, les dirigeants de l'époque élaborent un plan visant à pousser les salariés à la démission. Et celà passe par un harcèlement moral à grande échelle.
Au cours d'un séminaire regroupant 200 cadres dirigeants, Didier Lombard, le PDG de l'époque annonçait qu'il fallait faire partir 22 000 salariés sans les licencier. Et pour se faire, il avait les bons ingrédients : Les inciter à démissionner, les muter dans d'autres secteurs de la fonction publique ou signer des congés de fin de carrière. Un nom est même donné à ce plan : Next.
Ils étaient 4000 cadres, répartis sur tout le territoire, à être chargés de faire le ménage. L'un d'entre eux avait par exemple pour objectif de faire partir 10 ingénieurs parmi les 30 qu'il gérait. Et pour y parvenir, il devait faire comprendre aux 10 salariés concernés que "l'entreprise était en guerre et que dans toute guerre, il y avait des morts" (on utilisait même la bataille d'angleterre pour illustrer le plan Next). "Il faut accepter le changement ou partir".
Les cadres avaient carte blanche pour réussir leur mission. Promotion, rétrogradation, déplacement, tout était bon pour déstabiliser les salariés. Sans oublier des entretiens où on répêtait toujours la même chose, le harcèlement moral à toutes les sauces.
Bien entendu, le nombre de dépressions a explosé et les salariés parlent même de suicide. Certains cadres, horrifiés par la tournure que prennent les évènements alertent la direction de l'entreprise. Et comme récompense, on leur signifie qu'il ne sont plus les bienvenus !!
Le harcèlement moral a commencé et n'est pas prêt de s'arrêter. Avec 58 suicides à France Telecom, on peut dire que le plan Next a fait des dégats. Et les langues se délient au fur et à mesure et des documents apparaissent comme cette courbe servant à illustrer les différentes phases qu'allaient traverser les salariés visés par le plan :
* l'annonce,
* le refus de comprendre,
* la résistance,
* la décompression,
* la résignation,
* l'intégration.
courbe

Sauf que les 58 suicidés ne sont jamais sortis de la face de décompression. Harcelés par une hierarchie devenue inhumaine, ils étaient en dépression. Et ils n'ont trouvé pour seule issue que le suicide. Voilà ce qui a mis à mal le plan Next.  
Je vous conseille de regarder le reportage d'envoyé spécial consacré à ce sujet sur Pluzz.fr et de lire l'article de Rue 89 qui y est consacré.

Le harcèlement moral est déjà inacceptable en tant que tel mais devant une telle machination, on ne peut être qu'horrifiée.


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