Présentéisme et absentéisme : deux maux du monde du travail

Le travail nous pèse parfois ces temps-ci, n’ayons pas peur de se le dire. Plusieurs mois de pandémie, plusieurs mois d’adaptation, de sacrifices et de concessions en tout genre, cette année 2020 nous en aura fait voir de toutes les couleurs. Nous avons beau nous trouver des sources de motivation et de nous dire que ça va bien aller, mais il y a des jours où ça ne va pas fort. Ce n’est pas grave, tant qu’on ne tombe pas dans des travers liés au travail : le présentéisme et son contraire, l’absentéisme.

Qu’est-ce que le présentéisme?

En réalité, ce sont trois formes de présentéisme qui existent en entreprise. Première forme, le présentéisme contemplatif : c’est-à-dire que l’employé se rend au travail ou est à son poste de travail, mais fait autre chose. Il ne travaille pas vraiment.

Sinon, on connaît tous cet employé qui arrive très tôt et qui repart très tard du bureau. Souvent, c’est une autre forme de présentéisme qu’on appelle le présentéisme compétitif ou stratégique. L’idée est de faire croire à ses supérieurs que nous sommes toujours présents au bureau, même plus que les autres, et qu’on a beaucoup de travail à accomplir.

Enfin, il existe le présentéisme pathologique et c’est sans doute le plus inquiétant. Dans ce cas, l’employé se présente à son travail en étant souffrant. Cela peut aller d’un simple rhume à quelque chose de plus grave comme une dépression ou toute autre forme de détresse physique ou psychologique.

Au Québec (Brun et Biron, 2006) évaluent que le présentéisme coûte 9,9 jours par année et l’absentéisme, 7,1 jours pour les entreprises.

Selon Statistique Canada (2002), 4 % des travailleurs, soit environ 500 000 personnes, ont souffert de dépression, mais 40 % de ces travailleurs dépressifs ne se sont jamais absentés du travail!

Pourquoi continue-t-on d’aller au travail quand on est malade?

Il existe plusieurs raisons souvent évidentes qui expliquent cette habitude, selon une étude

  • Surcharge de travail
  • Manque de flexibilité de l’employeur
  • Refus d’un congé de maladie
  • Pression des collègues (voir d’autres qui travaillent en étant malades)

Cette pression peut conduire à un problème plus grave comme l’épuisement professionnel, plus connu sous le nom de burnout. Nos nerfs lâchent et nous ne sommes plus capables de supporter la moindre charge de travail.

Cette infographie réalisée par la firme Robert Half aux États-Unis sur un échantillon de 2,800 employés nous renseigne sur la pratique du présentéisme et les raisons qui poussent les employés à en abuser.

Le présentéisme au travail aux États-Unis et ses raisonsLe présentéisme au travail aux États-Unis et ses raisons

Que peuvent faire les employeurs pour limiter le présentéisme?

La première solution proposée, c’est d’améliorer la culture d’entreprise. Compétitivité et efficacité ne riment pas forcément avec surmenage. Une étude française, reprise par Isarta révèle les facteurs aggravants du présentéisme et les facteurs aidants à l’éviter.

Voici ce qu’il faut faire pour limiter le présentéisme en milieu de travail : 

  • Ne pas avoir de travail monotone
  • Apprendre des choses nouvelles
  • Ne pas avoir d’incertitude sur votre emploi
  • Avoir de la reconnaissance au travail 
  • Offrir de bonnes perspectives de promotion

Les employeurs sont maintenant avertis et doivent offrir un milieu de travail sain et sans pression inutile afin d’éviter le présentéisme.

Passons à présent à l’autre phénomène qu’est l’absentéisme.

Qu’est-ce que l’absentéisme?

L’absentéisme, c’est le fait d’être plusieurs fois absent de son poste de travail en un temps réduit. Souvent les employeurs évaluent l’absentéisme par la fréquence et la durée sur une période donnée.

Entendons-nous sur un point : il y a des absences tout à fait justifiées et justifiables. C’est même inutile de les énumérer. Ce qui l’est moins c’est la fréquence et l’absence de motifs. 

Le site du CRHA Ordre des conseillers en ressources humaines agréés mentionne qu’il faut accorder le bénéfice du doute aux employés s’il s’agit d’une absence isolée. Toutefois, si vous avez des doutes, vous pouvez exiger un certificat médical avec certains détails : 

  • La cause exacte de la maladie;
  • La durée;
  • Le pronostic;
  • Le traitement, s’il y a lieu;
  • La date du prochain rendez-vous, s’il y a lieu.

D’autant plus que si vous avez la preuve qu’un employé vous ment sur les causes de son absence, vous avez le droit d’exiger un certificat médical signé par un médecin pour un congé de maladie.

Ce que peuvent faire les employeurs dans ce cas, c’est de rappeler l’importance d’être présent et disponible, mais aussi de rappeler l’impact d’une absence sur l’avancement d’un projet professionnel. Il faut dans ce cas s’attendre à une prise de conscience de l’employé concerné.

Les deux maux du monde du travail coûtent souvent cher aux entreprises sur le moyen et le long terme. Le présentéisme et l’absentéisme au travail peuvent souvent être freinés s’ils sont détectés assez tôt et si les employeurs se soucient du bien-être de leurs employés.

Sinon, si vous ne vous sentez plus à votre place au travail, pensez à prendre un nouveau départ et reprenez votre recherche d’emploi. Ainsi, vous éviterez de tomber dans l’un des deux travers et vous serez plus heureux au travail.

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